C’était lundi 6 juillet 2026 !
Hier s’est déroulé le café des aidants en présence de 5 aidants réunis en petit groupe pour verbaliser leurs difficultés personnelles suite à une illusion d’une adaptation parfaite aux situations de vie rencontrées, illusion « d’être fort et de pouvoir encaisser ». Est rapporté parallèlement la solitude, le désarroi ressenti, la colère de supporter une telle situation.
Ainsi, sans jugement et avec bienveillant, chacun exprime sa colère, sa culpabilité du placement, sa non-acceptation de la maladie démentielle qui détruit les liens antérieurs.
Comment réinventer de nouveaux liens face à l’apathie du résidant ? Comment réagir face à son agressivité ? Comment répondre aux questions du résident sur sa volonté de mourir ?
Certains agissent par évitement, par détournement, par retour à la réalité…. Chacun invente un nouveau mode de communication, qui lui est propre et qui permet de contenir sa psyché.
La question du sens de sa vie est également soulevée lorsque l’on a perdu l’être cher, où le temps aide à l’acceptation de la perte du défunt chez les épouses endeuillées présentes.
Subir sa vie ou agir, se mettre en mouvement ?
Renouer du lien social quand le vide se fait sentir en soi… tel est l’objectif de ce café des aidants.